Chanson

Entre-t-on dans le meilleur des mondes ?
Un monde où les écrans sont devenus la norme,
Un monde où l’hologramme devient politique,
Où le tweet se répand presque plus vite que la musique,
Où la propagande devient Social Media,
Et où la publicité devient média ?

L’alerte est donnée, lancée, répétée.
Il y a un côté vers lequel il ne faut pas aller,
Un côté plus facile, plus rapide et séduisant,
Qui pourrait signer la fin.
La fin de quoi ? Des libertés, des temps ?

Mais dans ce monde merveilleux autant qu’inquiétant,
Le digital a pris le pouvoir, pour le pire et pour le meilleur.
Nous sommes mariés à nos smartphones,
La corde au cou, addicts matin, midi et soir.

Internet est notre guide,
Il nous accompagne, nous aide, nous parle.
Et dans ces méandres nébuleux, subsiste un peu de ciel bleu.

C’est l’avènement des MOOC, des COOC, des SPOC,
Une fenêtre ouverte
Donnant la place à la découverte et au savoir.
L’échange, le partage, le like deviennent monnaie courante,
Tandis que le fake se glisse et s’immisce.

Le lien virtuel se généralise, les sentiments se brouillent,
Et donne envie de remettre le réel au centre,
De faire le lien entre l’homme et l’homme, sans la machine,
De laisser la place au charnel,
Pour que le texto ne soit plus que ces quelques mots,
Qui permettent de se dire « Je t’aime ».
(Un peu d’amour dans le Digital, cela ne ferait pas de mal).

Le Digital est nomade et se pense en art de vivre, en lifestyle.
Il se décline à tous les âges, et ne se réduit pas qu’à quelques arnaques.
Il se déjoue des mauvaises ondes, des grandes bandes,
Il nous transforme en bien, en mal, en autre chose,
En la femme, en l’homme d’un siècle étrange et transitoire,
Où il devient possible de réguler sa dose,
D’entrer progressivement dans la détox et dans l’utile.
Il fait de nous des Digital Nomades.