Après avoir rodé la collection des Final Fantasy, les extensions de World of Warcraft, quelques FPS bien sentis et les hits action-aventure type Uncharted ou autres, j’avais besoin d’un renouveau en matière de jeux vidéo. Alors que je regardais la bave aux lèvres, les nouveaux concepts d’attractions de réalité virtuelle, je restais pourtant sceptique sur une installation directement depuis mon canapé.

Jusqu’au jour où ma moitié, dans son infinie bonté, a eu la lumineuse idée de m’offrir le casque VR pour compléter ma PlayStation 4 pro. Envolés les doutes et les préjugés, je me suis lancé tel un bambin devant son premier vélo dans une découverte que je tiens à partager avec vous.

Un rapport qualité-prix qui laisse ses adversaires loin derrière

Avant de vous abreuver de mon expérience casque sur la tête, il est primordial de vous expliquer le choix du dit objet, plutôt que celui de ses concurrents. Nombre de personnes mal intentionnées ou mal informées ont commencé par fustiger le PSVR de Sony par son manque de performances. Les commentaires négatifs ont tout d’abord inondé la toile pour justifier la différence de prix avec l’Oculus Rift et l’HTC Vive. Pour avoir eu l’occasion de tester récemment chacun d’entre eux, la différence est loin d’être flagrante. Et même si les prix ont beaucoup baissé en deux ans, le casque PlayStation reste encore le plus accessible à moins de 300 €. Certes, la console est nécessaire, mais pour les deux autres l’achat d’un ordinateur équipé des composants requis s’avère être encore plus onéreux.

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La douceur du prix de Sony, surtout en période de soldes, n’est pas l’unique attrait de ce casque de réalité virtuelle. Malgré une taille imposante, il offre une remarquable ergonomie et une excellente répartition de son poids. Simple à régler, il permet également aux porteurs de lunettes d’être parfaitement à l’aise en toutes circonstances. Son design reconnaissable entre mille est très agréable, bien qu’on y retrouve néanmoins quelques défauts, comme l’absence d’une caméra.

Vous profitez également de toute la notoriété de Sony pour vous faire profiter d’une large liste de jeux vidéo et de nombreuses exclusivités. Mais assez parlé technique, le casque s’enfile comme s’il n’attendait que ma tête pour s’illuminer de bleu et c’est parti…

Plein les yeux et tête qui tourne 

Dès les premières minutes sur le PSVR, on prend ses marques, on parcourt les réglages, on télécharge les titres souhaités et on commence par les jeux les plus simples pour se mettre en jambe. Les sensations sont troublantes et on s’éclate, bien que les déplacements provoquent quelques hauts le cœur. Le fait de se déplacer virtuellement, mais pas réellement, nécessite un ajustement plus ou moins rapide pour chacun. La manette reste essentielle pour se diriger. Elle ne gâche pas une immersion qui est surtout visuelle, et après un temps d’adaptation le jeu prend toute sa dimension.

Le premier échange de coups de feu dans The London Heist est jouissif. Je me baisse, je réprime l’envie de sauter sur le côté pour éviter les balles, et heureusement, car je tiens à mon mobilier. Je tourne sur moi-même pour regarder tout autour et je ne peux m’empêcher de me dire que je dois avoir l’air bête à sourire à pleine dent, casque sur la tête au milieu de mon salon. Mais peu importe, j’enchaîne avec Astro Bot et me régale de la qualité des graphismes, des couleurs et des effets de vertiges qu’il provoque en avançant de plateforme en plateforme. Je découvre ensuite une planète inconnue dans Robinson : The Journey entre dinosaures et une nature étonnante. Après plusieurs heures, je retire le casque avec une sensation de tête qui tourne. J’ai bien mérité un peu de repos. La réalité virtuelle est éprouvante, mais qu’est-ce que c’est bon !

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Pour être pleinement objectif, il est préférable de réaliser l’achat d’un PSVR en période de vacances si vous ne voulez pas voir vos nuits se raccourcir. Avec les écouteurs habilement placés, on ne risque pas de réveiller le reste de la famille, mais l’expérience est telle qu’il est difficile de s’en détacher.

Le lendemain, je délaisse un temps les jeux pour profiter des nombreuses vidéos VR disponibles sur YouTube ou les applications de la PlayStation. Certaines sont réellement magiques. J’ai participé à un safari unique, au plus près des éléphants et des fauves. J’ai pris la place de sportifs de l’extrême dans les airs, sur mer ou sur terre. J’ai vécu des immersions incroyables grâce à la large sélection de vidéos disponibles. Néanmoins, leur qualité est essentielle pour y prendre du plaisir et certaines sont intenables tant les déplacements sont brusques et nombreux. Elles vous mettent le cœur au bord des lèvres en seulement quelques secondes. Âmes sensibles, choisissez sagement avant de vous lancer !

Resident Evil VII : le coup de cœur qui fait peur

Je ne pouvais pas raconter mon expérience PSVR sans mettre en exergue l’un de ses titres les plus emblématiques. Il est vrai que le jeu d’aventure Skyrim offre des heures et des heures à parcourir un monde gigantesque. Mais pour ma part, c’est la qualité des graphismes et l’ambiance oppressante de Resident Evil VII qui m’a le plus bluffé. Avant même que les choses sérieuses commencent, on explore une vieille bâtisse abandonnée. On s’y croirait véritablement. Parcouru de frissons à chaque nouvelle pièce découverte, on s’attend à voir des zombies vous sauter à la gorge à tout moment, tandis que notre cœur fait des aller-retour dans la poitrine. Les détails du sol au plafond sont remarquables et contribuent à l’atmosphère terrifiante des lieux. Puis, les premiers sursauts arrivent…

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Le gameplay est facile à prendre en main et l’histoire de fond prend doucement sa place au travers de cette mystérieuse maison et des faits troublants qui semblent s’y être produits. Plus on avance, plus la tension est palpable et je ne vous cache pas que plus d’une fois j’ai lâchement appuyé sur le bouton pause pour reprendre contenance. Quand les affrontements débutent vraiment, mieux vaut avoir le cœur bien accroché. Pour un public averti, Resident Evil VII est un petit bijou de terreur qui, à lui seul, ne serait pas loin de justifier l’achat du casque de Sony. Dans tous les cas, le plaisir est garanti.

Il est tout de même important de préciser que nous ne sommes pas tous égaux devant les pertes d’équilibre et les vertiges causés par la réalité virtuelle. Une particularité qui rend assez amusants les premiers essais du PSVR à plusieurs. Ce n’est pas beau de se moquer, mais en même temps, cela nous assure d’excellents moments de partage.

 

Au diable le scepticisme, la réalité virtuelle à la maison à achever de me convaincre. Avec le PSVR, l’adage qui dit « l’adopter c’est l’essayer » a eu son petit effet sur ma personne. C’est sûr, l’engouement retombe au bout de quelques semaines, mais les prochains jeux en préparation vont inexorablement être la cause de nouvelles soirées à veiller jusque tard dans la nuit, casque sur la tête.

Thomas Bossy
Thomas Bossy
Scribe numérique
Voilà un mot bien inusité pour se retrouver devant notre digital, qui lui bien connu, envahit nos vies modernes d’une multitude de manières. J’aime jouer sur les contrastes, fouiller, chiner et comprendre ce qui fait les particularités d’un sujet pour le mettre en avant. Je suis un scribe derrière son écran.