Au-delà de la science-fiction avec Elon Musk

On en sait plus sur le premier touriste à partir pour un voyage de plaisance sur la lune. C’est un milliardaire japonais, Yusaku Maezawa, amateur d’art et surtout avide de nouvelles sensations. Il a bien l’intention de faire le voyage en étant accompagné pour ce tour en orbite lunaire. Aux commandes de ce programme spatial d’un nouveau genre, Elon Musk bien sûr et son entreprise SpaceX, qui entend transformer le voyage spatial grâce notamment à une fusée d’un nouveau genre, la BFR (Big Fucking Rocket).

Toutefois, la lune n’est plus assez lointaine pour les défis que compte lancer Elon au monde et à la recherche. Depuis un moment déjà, c’est la planète Mars qu’il a dans le viseur. S’il faut y voir l’attrait d’un génie passionné par les étoiles, il faut aussi y voir une solution sur le long terme face à une planète terre en souffrance.

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Du côté de la littérature et du cinéma, l’imagination des scénaristes et réalisateurs a depuis un moment déjà placé l’homme sur Mars. Avec Total Recall, la version de 1990 (adapté d’une nouvelle de Philip K. Dick) avec Arnold Schwarzenegger au casting, Mars avait déjà pris des couleurs et subit l’invasion de l’être humain sur ses terres. C’est finalement au travers du film Seul sur Mars (avec Matt Damon), lui encore adapté du roman du même nom d’Andy Weir, que l’on entrevoit les prémices de la terraformation de Mars, telle qu’elle pourrait être pensée et évoquée par les scientifiques.

Avec Elon Musk, on sort peu à peu de cet imaginaire sci-fi pour entrer dans un possible. C’est en tout cas ce que laisse penser le tweet qu’il a partagé cette semaine. La colonisation de Mars n’est plus si lointaine. Des hommes comme lui, assez fous et assez géniaux, sont prêts à s’y risquer et à y voir un avenir pour l’Homme.

Un grand pas pour l’Homme, un grand pas pour l’humanité  ?

Forcément, Elon n’est pas le seul à rêver un avenir pour l’homme dans les étoiles, fait de voyages interstellaires, de galaxies, de nouvelles rencontres. Mais verrons-nous seulement le premier homme (ou la première femme) fouler du pied le sol rocailleux de Mars ? La Nasa en est encore à tenter de faire fonctionner son robot Rover Opportunity ces dernières semaines, tandis qu’Elon entrevoit déjà des fusées, une base, une piste de décollage et d’atterrissage. Et cette base pourrait voir le jour d’ici 10 ans, en 2028. C’est en tout cas les estimations d’Elon sur le sujet, quand on lui pose la question sur Twitter.

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Nous n’en sommes qu’à la création d’une base bien sûr. Il ne s’agit pas de transformer en 10 ans toute l’atmosphère de la planète. A ce stade, d’un point de vue scientifique, cela semble même impossible. Mais cette base pourrait justement être ce premier pas, cette première pierre permettant de faire de l’homme un homme de l’espace et de l’emmener aux confins de la galaxie. Et cela fait rêver, tout simplement. Et si c’était possible ?

Mars et la Terre, une histoire de vie commune ?

Cet été, le planétologue et directeur de recherche au CNRS, François Forget, nous faisait deux belles révélations sur Mars. La première, il y aurait de l’eau sur Mars dans un lac souterrain et qui dit eau, dit une potentielle vie possible. La deuxième, des molécules organiques ont été retrouvées sur Mars et pourraient laisser penser qu’il y a un lien entre la vie sur Terre et la vie sur Mars. Rien de certain pour l’instant. Le scientifique et son équipe n’en sont qu’aux hypothèses, mais on sent l’envie d’en découvrir plus sur les secrets de l’univers. Et si la vie venait de Mars ? Et si la vie pouvait reprendre sur Mars ?

Mars est donc le nouvel objectif ancré dans l’imaginaire collectif. La lune sous son aspect poétique est détrônée par la grande rouge. Il n’y a qu’à voir la vitesse de propagation des tweets d’Elon Musk sur le sujet. Ce dernier se nourrit de l’enthousiasme collectif pour faire avancer la recherche et la communication de l’entreprise au passage.

Aurore BISICCHIA
Aurore BISICCHIA
Conteuse numérique
Cofondatrice des Chuchoteuses, je suis une mordue de l'organisation, une adepte de la communication et un jukebox à mes heures perdues. Amoureuse des arts visuels, je milite pour que la série devienne le 11 ème art et demeure à tout instant passionnée des petits mots comme des grands.